dimanche 30 décembre 2012

April Greiman






Poster pour 'Objects in space", 1999



Née à New York, April Greiman étudie le design graphique à l’Allgemeine Kunstgewerbeschule à Bâle, en Suisse, puis au Kansas City Art Institute, aux Etats-Unis. Elle s’installe en 1976 à Los Angeles où elle fonde son studio multidisciplinaire intitulé Made in Space. 

Cover Wet Magazine, 1979


" Does It Make Sense ? ", 1986



April Greiman a œuvré au sein des sociétés Esprit, XeroxCorp et Benetton. Son style particulier s'est toutefois démarqué dans un numéro révolutionnaire de la revue Design Quarterly qui personnalisait les arts graphiques.
Après avoir terminé ses études avec Wolfgang Weingart à la Basel School of Design, Greiman s'est d'abord établie à New York, puis à Los Angeles. C'est dans un contexte englobant la culture de Los Angeles et l'accès à la science et à la technologie de pointeque Greiman a développé sa nouvelle approche en matière de design et qu'elle a réalisé, en 1985, son projet visionnaire pour la revue Design Quarterly. La revue dépliée, de style accordéon, d'une seule page mesurait deux pieds par six pieds et comportait une image centrale représentant un portrait numérisé de grandeur nature du corps nu de Greiman. Ce numéro était le premier du genre à être créé et assemblé en un seul document sur MacDraw.
Pionnière du graphisme sur ordinateur, Greiman a poussé le design à la fine pointe de la technologie numérique. Étant considérée comme la reine de la couleur technique elle combine les supports visuels et électroniques. Selon le designer New-Yorkais, Massimo Vignelli, elle est la plus grande créatrice graphique expérimentale au monde


SVA, New York city


.  J'admire les fusions graphiques réalisées par cette artiste, la manière dont elle mixe et entremelle les images et couleurs, la manière dont elle les met en relation selon des critères esthétiques tout en respectant un usage très codifié.



Anni Albers



Geometric, 1972




Anni Albers fut parmi les premières à suivre les cours du Bauhaus. Elle qui voulait être peintre fut obligée d'y étudier le tissage car cette école révolutionnaire n'était pas particulièrement féministe. Bien que déçue de se retrouver avec "ces fils inertes entre les mains ", Anni Albers, en adoration devant son maître Paul Klee, va relever le défi et tisser une oeuvre magnifique, certainement aussi belle et novatrice que les tableaux de son camarade Josef Albers qui devient son mari en 1925.

Josef leur apprend la radicalité de la couleur. Anni découvre avec passion les tissus précolombiens et leurs étonnantes combianaisons géométriques, elle étudie les calligraphies du mone entier et dessine des motifs de tissus de plus en plus mystérieux. Très vite, elle passe aux tissus industriels tout en réalisant des " tableaux-tissés " encadrés.

1949 : première rétrospective au MOMA de New-York

Red and Blue Layers, 1954 (coton)


Anni Albers a travaillé essentiellement dans les textiles et, tard dans la vie, comme un printmaker. Elle a produit de nombreux designs dans l'encre et faisait des expériences de temps en temps avec la bijouterie. Ses travaux tissés incluent beaucoup de tentures murales, rideaux et dessus-de-lits. Ses weavings sont souvent construits tant du matériel traditionnel qu'industriel, n' hésitant pas à combiner le jute, le papier et la cellophane, par exemple, à l'effet surprenemment sublime.



                                                                         Under Way _ coton, lin et laine


Anni Albers, élève puis professeur au Bauhaus, utilise un motif qu'elle répète à l'infini afin d'obtenir un nouveau motif. A l'instar de l'art cinétique, elle perturbe la vision en liant la forme et la couleur.



Six Prayers, 1965


Six Prayers est le chef d'oeuvre d4anni Albers. C'est un ensemble de six tapisseries, commande du Jewish Museum de New York à la mémoire des victimes des camps de concentration.


. Nous pourrions relever comme similitude entre son travail et le notre réalisé en classe, la reprise d'un motif pour créer une nouvelle image, et l'illusion d'une diversité de visuels depuis une image initiale et identique. En ajoutant la couleur a notre travail nous allons, tout comme elle, modifier l'apparence de notre visuel et créer de nouvelles impressions d'après une même image 

Josef Albers




Josef Albers est un des plus influents théoriciens de la couleur du XXème siècle. son oeuvre et son enseignement sont considérés comme précurseurs de l'Op Art et de l'Art minimal.



Homage to the square _ huile sur toile



Peintre américain d'origine allemande, artiste graphique, concepteur et professeur influent, il explora les relations des couleurs entre elles dans leurs abstractions géométriques. Né à Bottrop, en Allemagne, Albers fit ses études à l'Académie royale de Berlin, puis au Bauhaus de Weimar, de 1920 à 1923.
C'est en 1933 qu'il créa sa première série, Clés de sol, représentant dix variations en noir et blanc.
A partir de 1947, année où la couleur fit irruption dans son travail, Albers se mit à étudier les phénomènes d'interaction optique entre deux couleurs voisines. Il poursuivit, en la poussant à l'extrême, sa recherche sur les interactions entre les couleurs avec sa célèbre série Hommage au carré (commencée en 1953) : des formes colorées, diminuant de façon calculée, illustrent sa théorie selon laquelle les modifications de placement, de forme et de lumière produisent des changements de couleur. Interaction de couleurs, réalisée en 1963, est un exemple significatif de son travail exploratoire.




The Interaction of Colors (L'Intéraction des couleurs), une théorie quasi-scientifique des couleurs, résume l'aspiration de toute sa carrière : montrer que les couleurs n'ont aucune valeur intrinsèque, mais dépendent de leur intéraction. Les changements de placement, de forme et de lumière influent sur la couleur. S'opposant ainsi à Kandinsky, son collègue du Bauhaus, Albers a développé une sorte de théorie de la relativité des couleurs. Non, le rouge n'évoque pas la passion, et non, le vert n'est pas la couleur de l'espoir.

Il propose des exercice trés simples. Demandez à 50 personnes de visualiser la couleur rouge, vous aurez 50 nuances de rouge différentes. Même si vous précisez une couleur que tout le monde pense connaître, le rouge d'une bouteille de coca-cola, chacun en aura une perception différente.

Il étudie les phénomènes d'intéraction optique entre deux couleurs voisines : marron/bleu, bleu/vert et, dans une moindre mesure, marron/vert. Il s'agite d'une démarche constructivicte de l'artiste qui expérimente une approche intellectualisée de l'émotion sensible et spatiale.

" Un carré, un cercle - nimporte quelle forme élémentaire - ont des qualités propres et donc une expression. Ils agissent et nous obligent à réagir..."

" Une couleur n'est jamais vraiment perçue telle quelle est d'un point de vue physique. Cela a pour conséquence que la couleur est le médium le plus subjectif dans l'art. "



. J'ai pu me rendre compte de cette intéraction des couleurs observée par Josef Albers en cours de Couleur en faisant moi même l'expérience avec de la peinture et des bouts de papier découpés. En ajoutant de la couleur à mon visuel en 2D j'ai alors pu remarquer le pouvoir du noir et du blanc avec la couleur. Le noir fera ressortir une couleur ( ou la rendra plus vive), alors que le blanc l'aténuera davantage. Autrement dit, une couleur peut être rendue de différentes manières suivant son contexte et nous pouvons donner ainsi l'illusion d'une multitude de couleurs avec une palette restreinte.



mercredi 26 décembre 2012

Deuxième travail de graphisme

Insatisfaite du résultat de ma première réalisation en volume, j'ai décidé de repartir à zéro en réalisant un nouveau visuel, tout en ré-explorant les différents modules que j'ai pu manier jusque la.



Je me suis alors demandé, en partant du carré, forme de base, comment jouer avec le blanc et le noir, le vide et le plein, tout en travaillant la dynamique du visuel. 


Dans mon premier volume j'ai voulu travailler la dynamique du noir dans un espace vide. Cette fois je travaille le deplacement du noir de manière plus judicieuse, puisque je mets en evidence la destruction du carré et sa propagation dans cette espace cubique. 
Dans ce volume, je donne à mon visuel en 2 dimensions une perception en 3 dimensions en fragmentant mon visuel 2D sur différents rodoïdes interposés successivement, créant ainsi une illusion de profondeur et d'éloignement des particules noires dans le cube. 



J'ai commencé par faire un prototype modèle réduit de ce cube en éliminant une des faces ; ce qui donne une approche immédiatement lisible du visuel d'origine et de ce qu'il invoque (dissolution d'une forme noir, dynamisme oblique). 

Ainsi, j'ai travaillé la destruction du carré, puis du cube, la désagrégation d'une forme noire (le cube) dans l'espace vide, et donc, l'illusion de la transmutation entre ces deux antinomies (le noir et le blanc, ou le plein et le vide).  
Ainsi, l'aboutissement du volume donnerait à voir l'effet de destruction de cet objet cubique dans l'espace environnant, et donc sa dissolution ou décomposition.

 


Pour la réalisation à plus grande échelle, j'ai donc choisi de laisser deux angles du cube transparents pour pouvoir comprendre la progression du noir vers le vide (ou vers l'extérieur du volume) de manière plus judicieuse en regardant dans l'angle inférieur droit ; ou bien, en regardant dans l'autre angle, la reformulation de ce carré ou cube noir (soit effet de destruction ou de recomposition). 


C'est en apportant ensuite de la lumière à mon volume que j'ai remarqué l'accentuation de l'effet de dispersion et de jaillissement du noir à travers ce cube. 

  
Le fait d'avoir ajouter le visuel 2D sur une des faces du cube apporte un reflet et une dimension supplémentaire au volume éclairé.

Puis j'ai apporté de la couleur à mon volume en utilisant une lampe rouge, ce qui accentue encore d'avantage, je trouve, le noir diffracté à l'intérieur (puis à l'extérieur par le reflet et les ombres créés).

  

J'ai ensuite associé mes deux volumes (prototype à échelle réduite et volume probant) pour créer des effets supplémentaires avec la lumière.