mardi 20 novembre 2012

Nicolas Schöffer

 
 
Nicolas Schöffer est un artiste français d'origine hongroise.
 
En 1948, il invente le Spatiodynamisme, c'est à dire, selon sa définition, " l'intégration constructive et dynamique de l'espace dans l'oeuvre plastique ". Ses oeuvres d'alors n'encombrent pas l'espace de leur volume opaque, mais sont au contraire ouvertes afin que le regard du spectateur puisse les traverser.
 
Dès les années 1950, il introduit l'interactivité et la programmation dans ses créations sculpturales, architecturales et urbanistiques, et crée les premières oeuvres multimédia interactives avec de jeunes créateurs comme Pierre Henry ou Maurice Béjart. Le Schöffer sculpteur d'espace, de lumière et de temps montre dans ses oeuvres des matériaux immatériels.
Il travaille également avec le Nombre d'Or, la "divine proportion" comme l'appelait Pythagore, pour développer entre 1974 et 1976, un petit nombre de compositions sérigraphiées traduites sous différents formes. Cette série démontre la volonté de Schöffer de placer l'interactivité avec le spectateur au centre de son oeuvre.
 
Enfin, sa réflexion aboutit au Chronodynamisme en 1959, avec la série des Chronos : des sculptures programmées réagissant au passage temps, à l'alternance jour/nuit, etc.

 NICOLAS SCHOFFER LUX 10, 1966, Sculpture articulée en acier peint
 
 

La Tour Lumière Cynétique
 


 
 
 
 
 

vendredi 9 novembre 2012

Travail de graphisme



 A partir d'un premier travail de lignes de remplissage en noir et blanc en suivant des tensions verticales ou horizontales, j'ai pu observer une variétés interminables de formes et représentations en jouant sur le rythme, le plein et le vide, la symétrie et disymétrie. J'ai donc classés ces modules en différentes familles.


Premiers modules réalisés (toutes catégories confondues) 


Différentes familles (prédominance du noir ou du blanc, rythme accéléré ou ralenti, masses pleines ou aérées, lignes ou points,...)


A partir de ces différentes classifications, j'ai réalisé un visuel en essayant de créer un emboitement logique.



A partir de ce premier essai, j'ai réalisé d'autres visuels en essayant de créer un glissement plus synthétique et cohérent d'un carré à l'autre afin de percevoir un cheminement, et de ressentir davantage  la circulation du noir et du blanc, la direction, en essayant de détecter un verrou ou élément déclencheur. Les deux visuels ci-dessus sont identiques à la seule différence que le deuxieme est entrecoupé par des marges blanches entre chaque carré, ce qui permet d'accentuer, je trouve, davantage la ligne qui circule dans mon visuel. 


Ce visuel n'étant toujours pas à la hauteur de ma satisfaction, je procède à d'autres recherches sur des photocopies en passant et repassant avec un feutre noir et un correcteur blanc jusqu'à trouver un résultat satisfaisant.  

 Recherches (brouillons)

 
 Ci dessus, l'aboutissement de mon visuel à partir duquel je vais réaliser un volume

J'observe alors un circuit en forme de S qui se diffuse en passant du noir au blanc et du blanc au noir de manière subtile sans pour autant que cela perturbe l'observateur à la première vue. Je remarque que dans la partie inférieure du visuel nous  percevons une boucle. Les deux carrés qui interagissent et se réfléchissent dans le coin inférieur droit laisse paradoxalement ressentir un tourbillon (effet cinétique) alors que nous avons à faire à des angles droits; le carré central semble nous aspirer et les 'flèches' nous attirent davantage vers ce trou noir centrale. 
Je me rends compte que l'on entre facilement dans ce cheminement et que nous pouvons voyager facilement à l'intérieur avec un peu d'imagination.
 

 
 







 

A travers ma réalisation en volume j'ai voulu insister sur la notion de vide, d'équilibre, de flottement, de suspension. Mon but était de réaliser un volume totalement transparent (ce qui n'a pas été le cas étant donné que le matériau utlisé n'était pas assez rigide et donc solide pour se passer de pieds), et de ce fait, donner l'impression que les éléments noirs 'se déplacent' à l'intérieur et viennent heurter les parois du volume 'invisible' (cloisonnement ijnvisible de ces éléments noires).
 
 
Ainsi, le volume alors transparent se donnerait à voir par le déplacement des lignes noires à l'intérieur. L'impression étant de percevoir un espace invisible et délimité dans notre espace, lui aussi constitué d'invisible.
 
 
J'ai voulu aussi travailler sur la transparence et donc de ce fait 'la limite' et la 'tromperie' de la transparence, sujet sur lequel je me suis lancée pour mon projet personnel.
En effet, ce volume à priori transparent peut perdre sa caractéristique initiale suivant la lumière qui l'atteind, et alors laisser place au reflet (effet de miroir) pour ne finalement plus percevoir l'intérieur de ce volume.
 
reflet qui s'installe