mardi 2 octobre 2012

Vera MOLNAR

                                        Vera Molnar, née en 1924 en Hongrie.



"L’oeuvre picturale est avant tout sensible, elle s’adresse à l’oeil. C’est pour l’oeil humain que je veux faire des images. L’art de la peinture commence sur la rétine, d’abord celle du peintre, ensuite celle du spectateur…. L’art doit être humain, c’est-à-dire conforme à la nature humaine".

 Vera Molnar peut être présentée comme un peintre géométrique : les éléments de base de son travail sont parmi les plus simples, les plus élémentaires : la ligne, le carré, le blanc, le noir, parfois des gris, des rouges, des bleus... A l'exploration de ces formes, elle a consacré des dizaines d'années ; et elle continue aujourd'hui. La représentation de la nature ne l'a jamais intéressée, et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c'est, dit-elle, que "la simplicité de ces formes l'émeut encore et toujours". Vera Molnar est d’origine hongroise, mais elle vit à Paris depuis 1947. Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondiran, Malevitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier. D’ une esthétique minimaliste par le recours à la bichromie et aux formes géométriques, conceptuel de part la méthode et le questionnement mis en jeux, le travail de Vera Molnar ne cesse de s’orienter vers une recherche plastique rigoureuse et systématique combinant méthode scientifique et champ expérimentalLe travail, qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire "machinique", a en réalité pour but de faire surgir l'imprévu, la liberté, l'imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent "extravagantes", comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.

Quand l’œuvre n’est plus qu’expérience visuelle
«Dans mon travail, il n’y a pas d’ingrédient de nature symbolique métaphysique mystique il n’y a pas de message, aucun message ni de raton laver".
 
 
                                          Tout sauf horizontale et verticale (1971)

 
                                                    Structure de quadrilatères (1985)


                                                   Structure de quadrilatères (1988)


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