mercredi 24 octobre 2012

John MAEDA



John Maeda est un artiste, graphiste, enseignant et chercheur de renommée internationale.
Il a été l’élève de Paul Rand, et de Muriel Cooper au Massachusetts Institute of Technology ("MIT"), dont il est diplômé et où il dirige le département Aesthetics and Computing Group. Il est également titulaire d’une thèse doctorale en design de la Tsukuba University Institute of Art and Design au Japon.
Il a créé en pionnier dans un registre mêlant les arts plastiques, le design, la typographie et l’interactivité, une œuvre originale faite de travaux de commande en design (pour Sony, Shiseido, Cartier) d'expérimentations personnelles parues sur CD-ROM (Tap, Type, Write en 1998 ; 12 O’Clocks en 1997 ; Flying Letters en 1996 ; Reactive Square en 1995 ; tous chez Digitalogue co). Son travail n'est pas sans rappeler les formes pionnières de l'abstraction géométrique. On pense par exemple à Vera Molnar.
Il a mis au point une méthode d’apprentissage de la programmation nommée design by numbers qui est le titre d’un livre, ainsi que d’un programme éponyme. Cette méthode s'adresse particulièrement aux non informaticiens que sont souvent les designers graphiques.
John Maeda est l’auteur de plusieurs livres majeurs sur le design interactif : Creative Code, maeda@media, et Design by Numbers.
 
 


En 2005, il débute l'étude "Simplicity" à partir d'un constat sans appel : la technologie actuelle est de plus en plus complexe et par conséquent les utilisateurs ont du mal à s'approprier l'outil.
John Maeda décide donc de travailler sur la simplification des interfaces afin d'adapter la technologie à l'humain.
Il synthétise et développe ses résultats pour aboutir à 10 règles :

- Réduire
- Organiser
- Economiser le temps
- Apprendre
- Accentuer la différence
- Cerner le contexte
- Stimuler l’émotion
- Gagner la confiance
- Accepter l’échec
- Viser l’unité

Aller à l’essentiel : cette approche qui a fait ses preuves (on constate le succès de la homepage de google.com) n’est portant pas évidente à mettre en pratique.
La lecture de son ouvrage “De la simplicité”, (traduit en français) constitue une lecture fascinante :
Maeda présente une véritable méthodologie de la simplicité qui permet de comprendre la démarche de ce gourou du webdesign.
La simplicité (notamment de compréhension et d’utilisation) doit être un leitmotiv dans la conception orienté utilisateur des projets Web. On constate d’ailleurs une même philosophie chez le “père fondateur” de l’usabilité, Jakob Nielsen.
 
 
John Maeda Art
 
 

Jean TINGUELY

 
Jean Tinguely est né en 1925 à Fribourg et décédé en 1991. L'artiste est principalement connu pour ses sculptures. Son travail est très mécanique, l'artiste s’intéresse au machine et à leur fonctionnement et cela se retrouve dans ses oeuvres. Ses réalisations en volume occupe l'espace et le structure, elle interroge les sens du spectateur surtout la vue et l'audition. Un artiste qui a su s'exprimer personnellement et de manière unique.
 
 
 Dessin
 
Fatamorgana Méta-Harmonie IV 1985
 
 
Tricycle 1960
 
 
Requiem pour une feuille morte 1967
 
 

Arthur Luiz PIZA

 
Arthur Luiz Piza naît le 13 janvier 1928 à São Paulo (Brésil). Sa jeunesse studieuse dans la cité se double de contacts profonds avec le milieu rural indien dans l’hacienda familiale, dans la province du nord-Ouest.
Son excellence dans la gravure, qui influe sa peinture et sa sculpture, et où il déploie toute sa subtilité et sa concentration voire son intimisme, lui ont valu de nombreux prix. Des multiples œuvres sont acquises par les musées. Sa gravure est claire, simple et lisible, selon son souhait, et le motif naît souvent de l’acte même d’agression de la surface qui s’oppose, acte unique en soi et définitif comme le son d’un instrument.
Pour la Manufacture nationale de Sèvres, il crée de 1969 à 1987 deux formes de vases : Clélia et Luis. Il élabore également des panneaux de bas-reliefs, des cendriers Stella et Lélio, tous gravés.
A la fin des études secondaires, il étudie la peinture avec un artiste local, mais s’engage dans diverses activités lucratives dans le but de quitter le Brésil pour Paris où, dès 1951, il va débuter une carrière de peintre et de graveur. Dès lors se développe sa création qui, rapidement trouve une consécration internationale.
 
 
 
Escova (1983)



Coupe et découpe

Pierre VANNI

Small Panorama
is a 3D poster representing the Toulousian South of France


Pierre Vanni est un designer graphique d'origine toulousaine.

Originaire d'une formation universitaire en Arts Appliqués a la faculté de Toulouse - Le Mirail.
Formé aux nouvelles technologies il cherche à travers ces expérimentations plastiques et ces projets professionnels à réinvestir autrement les technologies de l'image de synthèse, notamment en conjuguant une phase de conception numérique avec des moyens de mise en oeuvre fragiles, voire dérisoire, comme le papier ou le carton.

Ces créations graphiques ne se délimitent dès lors plus à l'espace de l'écran de l'ordinateur ou au plan de l'affiche : Par la création de volumes en papier, il tente d'inverstir l'espace dans toutes ces dimensions. Proche des pratiques d'installation proche au champ de l'art contemporain, le fil d'Ariane de sa pratique pourrait se résumer à la volonté d'entretenir un rapport de communication plus intime avec le public par le biais de projets tangibles, sculpturales, fragiles, loin des standarts de création graphique usés par la pratique de la retouche photo.

 
From 3D To Paper, From Ink To Blood, 2010
The Lazy Dog

lundi 8 octobre 2012

Jesús-Rafael Soto

 

Jesús-Rafael Soto est un artiste plasticien (sculpteur et peintre), né le 5 juin 1923 à Ciudad Bolivar, Venezuela décédé le 14 janvier 2005 à Paris.

Artiste de l'Op Art, joue sur les vibrations optiques. Son concept ? Rendre visible « l'invisible » et exprimer la fugacité du monde. Rien ne dure, tout bouge, selon l'angle de vision.
Soto a notamment exploré la question de l'implication du spectateur dans l'oeuvre avec ses « Pénétrables ».

À Ciudad Bolívar, entre la ville historique et la nouvelle ville, se trouve le Musée d'art moderne Jesús Soto. Ce musée naît grâce au désir de cet artiste qui voulait promouvoir l'art et la culture à sa terre natale. La qualité de ce musée est comparable à celle d'autres musées de grandes villes.
Dans ce musée, le spectateur devient une part importante de l'art, car il pourra pénétrer dedans et sentir des sensations qui stimulent plusieurs sens à la fois.


Oeuvre Pénétrable (2005) Paris
 
L'oeuvre de SOTO est réalisée en grande dimension. Elle est beaucoup plus grande qu'un être humain, elle a une échelle grandiose. Cette oeuvre est faite de barres de fers, de tiges et de fils colorés. Les barres de fers forment un cube gigantesque dans lequel des fils colorés pendent et occupent tout l'espace de ce volume.
L'artiste a voulu donner une occupation visuelle du spectateur, c'est à dire une modulation espace-temps et en refusant l'idée de vide, en créant des espace fluides à circulation libre. Ainsi le spectateur entrera dans dans l'oeuvre, comme s'il la visitait de l'intérieur, on considère cela comme un environnement.
Comme le dit l'artiste : « On est dedans et on est pas en face, il n'y a plus de spectateurs, il n'y a plus que des participants ». Le spectateur devient donc un participant et pénétrera, c'est à dire s'introduira à l'intérieur de l'oeuvre.

samedi 6 octobre 2012

Wolfgang WEINGART



Wolfgang Weingart est un affichiste et typographe. Il s'intéresse au rapport entre la création et l'évolution technique. Sa technique personnelle réside dans la manipulation directe de films et dans la composition par superpositions. Ses expérimentations et son travail sur la typographie ont marqué l'histoire du design graphique.




“J’aime organiser le chaos. Une grande partie de mon travail est un chaos organisé”.  


Das Schweizer Plakat 


Lars Müller



En ayant fondé Lars Müller Publishers il y a 25 ans, le norvégien Lars Müller a révolutionné la culture visuel du livre. Il a senti le besoin d’une nouvelle formule différente dans le monde de design qui pose de nouvelles questions. - A quoi bon servent l’art et architecture si les droits de l'homme sont négligés ? A quoi bon sert un navire admirablement construit s’il est vide ou si son contenu est impropre à la consommation ?

Lars Müller est né à Oslo en 1955, mais a habité en Suisse depuis les années 60s. Sa carrière come publiciste a commencé en 1983, après avoir fait ses études aux Etats-Unis et aux Pays-Bas. Son entreprise publie des livres sur la typographie, l’art, la photographie et l’architecture. Il focalise sur les détails techniques du design et par ailleurs sur des questions d’une plus grande dimension.


Karel Martens (né en 1939) est un graphiste et typographe néerlandais.Il a fini ses études à l’école d’art d’Arnhem en 1961. Il travaille en tant que graphiste et typographe.

Il a toujours eu une production très importante de livres expérimentaux (commandités ou non). Il a conçu des livres mais aussi beaucoup d'autres documents imprimés, comme des timbres, de la signalétique et des cartes téléphoniques. Il a réalisé des façades typographiques pour de nombreux batiments.
En 1996 il a obtenu le prix d’art Dr. A.H. Heineken. Ce prix donne lieu à l’édition d'une magnifique monographie de son œuvre : Karel Martens : Printed Matter, qui représente 50 années de production graphique de celui-ci. Cette 3ème édition comprend 40 pages supplémentaires montrant les travaux des 9 dernières années.



Aurélie NEMOURS

 Nombre et Hasard (1992), Huile sur toile

Le caractère secret de l'artiste, ainsi qu'une certaine désaffection à l'égard de l'abstraction, qui plus est géométrique, ont valu à l'œuvre d'Aurélie Nemours une reconnaissance institutionnelle quelque peu tardive. Ses débuts sont pourtant contemporains de l'hégémonie de l'abstraction dans l'après-guerre, et de la multiplication de ses tendances de part et d'autre de l'Atlantique.

La radicalité du langage plastique en fait une œuvre particulièrement audacieuse.
Au début des années cinquante, c'est l'abandon des courbes, qui entraîne avec elles toute référence figurative. Puis celui des obliques, capables par l'instabilité de leurs équilibres, d'évoquer encore mouvement et profondeur. L'espace et le temps physiques sont définitivement bannis. Dès lors ne reste que l'essentiel : verticales, horizontales, et les signes qu'elles inscrivent sur la toile.

La croix, le carré. Ou encore le point, originel, concentré d'énergie, et la surface, délimitée, et puits sans fond d'un vide en expansion. L'œuvre soumet la suprématie de ces formes élémentaires et neutres à une construction rigoureuse et sans concession. Elle les organise, ou les produit, selon des systèmes, plus intuitifs que calculés, fondés sur la grille, ou le mode sériel. Elles ouvrent des espaces de tensions retenues, entre plein et vide, contenant et contenu, unité et multiple. La série des Rythmes millimétrés s'offre ainsi comme une équivalence visuelle d'une musicalité sérielle, où la répétition ne produit jamais du même.
Ces vibrations répondent à celles des couleurs, soumises elles aussi à réduction, non pour en évacuer des teintes, mais au contraire pour les autonomiser, par isolement, juxtaposition, retranchement, ou circonscription, jusqu'à ce que chaque monochrome soit « chargé de l'ensemble du spectre ».

La rigueur millimétrée d'Aurélie Nemours échantillonne une vitalité essentielle fondée sur le rythme, et la palpitation des nuances. Vibrations que ne rebute pas l'effet optique.


L'Innombrable est ainsi composé d'une grille de plus de 17 000 petits carrés noirs qui sont invisibles quand le regard veut les saisir. Il les synthétise en une vague mouvante. Ondulations qui jaillissent encore de la juxtaposition des aplats colorés aux nuances presque indifférenciées, insaisissables par le regard distrait, et qui imposent une absorption totale dans l'espace du tableau.





L'Innombrable, (1977-1998)
Sérigraphie sous cadre altuglas

Mouvement DE STIJL


Le mouvement d’avant-garde hollandais De Stijl (Le Style) constitue une clef de lecture incontournable pour la compréhension des sources du mouvement moderne. Celui-ci s’organise autour de trois figures centrales: les peintres Piet Mondrian et Theo van Doesburg et le concepteur de meubles et architecte Gerrit Rietveld.

Le Stijl, à la fois vision utopique et engagement dans la production du réel du monde industriel, prend ses sources à la fois dans la tradition hegelienne et le mouvement théosophique, alors largement répandu en Hollande. Pour autant, c’est avant tout une transcription formelle, plastique, picturale ou architecturale des principes d’une harmonie universelle que les créateurs de De Stijl mettent en oeuvre. La peinture, la sculpture, la conception de mobilier et le graphisme, l’architecture et bientôt l’urbanisme sont les supports de cette expérimentation conduite simultanément par les différents créateurs du groupe. Pluridisciplinaires, les productions du Stijl le sont par nature, outrepassant les cloisonnements traditionnels et académiques entre arts majeurs et mineurs, entre arts décoratifs, architecture et urbanisme.

Il s’agit en priorité pour le Stijl d’inventer un langage formel qui répond aux enjeux de la société industrielle au lendemain de la première guerre mondiale et de tracer les stratégies de mise en oeuvre d’un ordre sociétal nouveau.

C’est par l'usage strict des couleurs primaires (bleu, jaune, rouge), du blanc et du noir appliqués en aplat, de lignes droites et orthogonales, la limitation des formes et la géométrisation des volumes que les créateurs de De Stijl inventent une grammaire de formes. L’élémentarisation du lexique formel et les proportions dynamiques repoussent les limites du tragique et donnent lieu, in fine, à une esthétique projetée comme universelle.



Adrian Frutiger (24 mai 1928 à Unterseen, près de Interlaken, en Suisse) est créateur de caractères et de logotypes.
Il a créé entre autres les polices Méridien, Univers (lancée en 1957 et qui l'a rendu mondialement célèbre), Avenir, Frutiger, Centennial, Versailles, Iridium, Serifa et même OCR-B.

C'est la police commandée pour la signalétique de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle qui fut baptisée « Frutiger » par ses commanditaires, avec l'accord de son créateur. Cette écriture est aussi celle utilisée pour la signalétique touristique des autoroutes françaises et, depuis 2002, la variante ASTRA-Frutiger a été adoptée pour toutes les signalisations routières suisses. Sa grande qualité est de bénéficier de nombreuses et subtiles corrections optiques afin d'optimiser sa lisibilité. Dans le même temps, au tout début des années 1970, il crée la police Métro, pour le réseau de transports en commun parisiens.

Adrian Frutiger attache une grande importance à l'esthétique des caractères, et à leur aptitude à persuader (un adage en typographie est que rose ne s'écrit pas avec les mêmes caractères que béton). Il avait prophétisé jadis : Un jour viendra où vous verrez des publicités ne contenant rien d'autre que quatre lignes en Garamond sur un fond blanc. L'avenir lui donna raison.



Tobias REHBERGER




Tobias Rehberger est un sculpteur allemand né à Esslingen am Neckar.

La pratique « sculpturale » de Tobias Rehberger croise différentes disciplines : design, display, objets, maquettes, aménagement, sans qu'on puisse y dégager un élément commun qui serait de l'ordre du  « style Rehberger ». Cet éclectisme des formes est dû en partie au fait que l'artiste réagit aux contextes dans lesquels il est invité à intervenir, mais tient tout autant du fait qu'il considère la délégation comme un mode de production à part entière.


Colorée et très tendance, cette Cafeteria éphémère imaginée par Tobias Rehberger, installation lovée dans le Pavillon Italien (La Biennale di Venezia) est récompensée par un jury international pour sa vision poétique et conceptuelle... Un prix à dimension sociale pour un jury s'estimant extrait de la configuration première des lieux (un cube blanc) et affranchi des espaces antérieurs jugés conventionnels.

Ce café, environnement réinterprété non propice à l'art, se veut être une pratique esthétique: le design est au centre de la société, une vision consumériste éloignée de l'art. Dans une société faite de communications à profusion, la rencontre facile est faite d'échanges trop spontanés et fugaces.

mardi 2 octobre 2012

Gestalt Théorie


Selon cette approche, la perception puise dans l'inné, et également via les attentes de perception ou la mémoire, des informations qui vont permettre de rendre cohérentes les perceptions réellement ressenties : chaque scène perçue se décompose en partie se regroupant, où s'organisant. Cette théorie repose sur deux principes fondateurs : la distinction figure-fond et les principes de regroupement.

. Distinction figure-fond

Les tenants de la Gestalt théorie pensent que l'évolution a fait de notre cerveau un organe très structuré et adaptée de manière inée à la perception de "bonnes formes". Selon eux, chaque perception serait filtrée, en quelque sorte, par une organisation cérébrale mise en place depuis longtemps sur l'échelle de l'évolution humaine. Nous serions ainsi dès la naissance capable de regrouper certaines perceptions, ou les organiser, indépendamment de notre apprentissage : une ligne coupée par un objet placée devant, par exemple, serait inconsciemment reconstruite mentalement afin de lui conserver une certaine cohérence.

Le cerveau aurait pour fonction de classifier et catégoriser, rendre cohérent, regrouper chaque petite perception avec celles qui lui ressemblent. Il structure les informations de telle façon que ce qui est petit, régulier, ou qui possède une signification pour nous, se détache du fond pour adhérer à une structure globale, chaque élément est alors perçu comme une "figure" détachée du fond, perçu quant à lui comme moins structuré et irrégulier.

C'est cette distinction figure-fond, qui nous permettrait par exemple de distinguer un visage connu au milieu d'une foule, une odeur de rose parmi l'ensemble des odeurs perceptibles, ou le son d'une voix parmi des dizaines d'autres.

Les lois de la Forme (Gestalt)

Notre système perceptif accède en général à un ensemble d'informations, visuelles, auditives, etc... selon les tenants de la Gestalt Theorie, plusieurs mécanismes interviendraient afin de permettre au cerveau de regrouper les élements et de les détacher du fond.
- la loi de proximité permet au cerveau de regrouper des élements qui vont ensemble, proche dans une scène perceptive. Ce principe permet par exemple de considérer comme un tout, les lettres de chaque mot que vous lisez.

- La loi de similarité permet de regrouper les éléments qui nous paraissent semblables.

Que l'on puisse suivre une conversation au milieu de plusieurs, vient selon la Gestalt theorie, du fait que la voix de l'interlocuteur reste toujours la même. Par similarité, les sons sont regroupés et appréhendés au sein d'une même entité ou "forme" auditive. Deux messages différents envoyés par une même voix sont dailleurs difficilement compréhensibles et se mélangent.

- La loi de continuité permet de distinguer un trait coupé comme ne l'étant pas.


- La bonne forme est le principe selon lequel les éléments s'organisent en une forme plutôt qu'en une autre, en fonction des attentes perceptives, notamment. etant habitué aux figures géométriques, nous auront tendances à regrouper sous une même forme plusieurs objets disparates s'ils sont placés de manière suffisamment évocatrices. Cet effet nous permet par exemple de voir un peu partout dans les étoiles, des triangles, des trapèzes, etc...

 

Vera MOLNAR

                                        Vera Molnar, née en 1924 en Hongrie.



"L’oeuvre picturale est avant tout sensible, elle s’adresse à l’oeil. C’est pour l’oeil humain que je veux faire des images. L’art de la peinture commence sur la rétine, d’abord celle du peintre, ensuite celle du spectateur…. L’art doit être humain, c’est-à-dire conforme à la nature humaine".

 Vera Molnar peut être présentée comme un peintre géométrique : les éléments de base de son travail sont parmi les plus simples, les plus élémentaires : la ligne, le carré, le blanc, le noir, parfois des gris, des rouges, des bleus... A l'exploration de ces formes, elle a consacré des dizaines d'années ; et elle continue aujourd'hui. La représentation de la nature ne l'a jamais intéressée, et, quand elle cherche à expliquer les véritables raisons de son choix de travailler sur ces seules formes, c'est, dit-elle, que "la simplicité de ces formes l'émeut encore et toujours". Vera Molnar est d’origine hongroise, mais elle vit à Paris depuis 1947. Elle est donc française et peintre abstraite, de la tendance qui appartient à l’art constructif, dans son acception la plus conséquente, la plus radicale qui soit : celle de l’art systématique dans lequel elle est engagée depuis 1950. Elle a participé à tous les débats qui ont animé la naissance de l’art cinétique et permis la création de La Nouvelle Tendance et est devenue à partir de 1968 l’une des pionnières de l’utilisation de l’ordinateur dans la création artistique. Son art, conduit de façon expérimentale, porte sur la forme, sa transformation, son déplacement, sa perception. Son travail s’accompagne d’une intense réflexion théorique sur les moyens de la création et les mécanismes de la vision. Il a son origine chez Mondiran, Malevitch et les Concrets zurichois et trouve de nombreuses correspondances dans tous les travaux conduits en rapport avec les sciences exactes et les mathématiques en particulier. D’ une esthétique minimaliste par le recours à la bichromie et aux formes géométriques, conceptuel de part la méthode et le questionnement mis en jeux, le travail de Vera Molnar ne cesse de s’orienter vers une recherche plastique rigoureuse et systématique combinant méthode scientifique et champ expérimentalLe travail, qui, chez d’autres, pourrait être systématique voire "machinique", a en réalité pour but de faire surgir l'imprévu, la liberté, l'imaginaire. Les lignes, par exemple, deviennent "extravagantes", comme nous le précisent d’ailleurs les titres de certains tableaux.

Quand l’œuvre n’est plus qu’expérience visuelle
«Dans mon travail, il n’y a pas d’ingrédient de nature symbolique métaphysique mystique il n’y a pas de message, aucun message ni de raton laver".
 
 
                                          Tout sauf horizontale et verticale (1971)

 
                                                    Structure de quadrilatères (1985)


                                                   Structure de quadrilatères (1988)


lundi 1 octobre 2012

Eduardo ARROYO

                                                               Eduardo Arroyo, né le 26 Février 1937 à Madrid


Eduardo Arroyo est un peintre, litographe et décorateur de théatre espagnol. Proche de Hervé Télémaque, il fut comme lui un des représentants majeurs de la Nouvelle Figuration et un des fondateurs du mouvement de la figuration narrative. Il s'intéresse trés vite au pouvoir de l'image. Son travail pictural, rythmé de périodes violemment critiques et d'autres plus humotistiques, se base toujours sur l'alchimie du collage. Il se définit avant tout comme un artiste engagé pour lequel la peinture tient lieu de discours et de littérature. Son adhésion à la figuration narrative le fait s'exprimer dans un style assez neutre et immédiatement accessible. L'oeuvre qu'il élabore se confond avec son parcours personnel. Eduardo Arroyo est portée par une critique des pouvoirs et des traditions, une attention au quotidient et un humour permanent. Il établit des rapprochements visuels de mondes et de formes hétérogènes avec une redoutable précision.

"C'est justement cet aspect sériel, fragmentaire, morcelé, ces différences stylistiques, ces mélanges,... toute cette incohérence, qui font la cohérence de mon oeuvre."



                                         

                                       Ramoneur I (1979), Crayon de couleurs et gouache sur carton teinté


                                               

                                                          Console Dali (2009), Huile sur toile